Ensemble naturellement

19 décembre 2014

MAINTENANT TU DORS!

Il fait la java dans son lit, il rigole.. bref, il ne veut pas dormir. Vous êtes fatigué et demain, il y a école... Il faut que cela cesse "Maintenant, tu dors!"

DU COTE DES PARENTS
Tout comme la nourriture, le sommeil est un sujet délicat. Nous savons à quel point il est important d'avoir son quota d'heures de sommeil, et nous nous inquiétons lorsque notre enfant ne dort pas suffisamment à notre goût.
Nous avons peur qu'il soit fatigué le lendemain, qu'il est du mal à se réveiller, des difficultés à l'école, des crises de rage...

L'ECOUTE DES BESOINS
Dormir, se nourrir, boire... sont des besoins de base. 
Petit, le nourrisson sait exprimer quand il a envie de dormir. Il arrive même que certains enfants s'endorment par terre, ou encore sur la chaise haute. Les enfants dorment quand ils en ressentent le besoin. 

"Très tôt ils vous font savoir que la situation qui consiste à s'endormir seuls n'est pas gérable pour eux. Ils ne peuvent pas s'endormir s'ils ne se sentent pas en sécurité et s'ils n'ont pas sommeil."
Catherine Dumonteil Kremer - Pour une nouvelle autorité sans punition ni fessée

Se coucher à 20h30 parce que le lendemain il y a école, ne correspond peut-être pas au rythme de votre enfant. Il aura du mal à s'endormir.
Faites confiance à votre enfant, il sait reconnaître ses signes de fatigue et écouter son corps, pour ainsi se connecter à ses propres sensations.

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Mon fils aîné s'endort de plus en plus tard. Il est vrai que je m'inquiète pour lui, j'ai peur qu'il soit fatigué durant sa journée d'école, je stresse également à l'idée d'avoir une matinée difficile et que la journée commence dans une énergie négative.
Cependant, il s'agit là de MES peurs. De son côté, lui est confiant, il me confirme qu'il n'est pas fatigué, qu'il veut encore lire.
Alors je lui exprime mes inquiétudes "Je suis inquiète car j'ai besoin que tu dormes suffisamment pour être en forme demain à l'école. Cependant je te fais confiance et je te laisse la possibilité d'éteindre quand tu en sentiras le besoin."  Hier soir, il a éteint à 22h00. Il a bientôt 9 ans. Est ce tard? Est normal pour son âge? Je ne sais pas, mais ce que je sais c'est qu'il se connaît et écoute son corps.

Et puis, je me dis qu'il approche de l'adolescence. Durant l'adolescence, les hormones du sommeil, la mélatonine, sont sécrétées plus tard, vers 23h, c'est pourquoi nos ados n'arrivent pas à s'endormir tôt.

AIDER LA SECRETION DE MELATONINE
Forcer son enfant à s'endormir est, à mon sens, impossible, cependant nous pouvons l'accompagner et l'aider à se mettre dans des conditions de sommeil.
Je vous recommande de lire l'article "Comment aider un enfant à s'endormir?", cependant voici quelques pistes qui compléte l'article:

  • Baisser la lumière, pour aider le corps à sécréter de la mélatonine. Dans ce sens, je vous recommande d'éviter tout écran une heure avant le coucher.

  • La synchronisation pourra vous aider dans la détente de votre enfant: il s'agit de se câler à sa respiration pour créer un rythme commun. 

"Je me suis servie de cette technique pour calmer mes bébés lorsqu'ils pleuraient. Penser que le calme vaincra toujours l'agitation est trop simple. Lorsque nous sommes en colère, rien ne nous attise plus que la sérénité de notre interlocuteur. Alors, accélerer sa respiration pour rejoindre celle de l'enfant et se calmer ensemble petit à petit évite d'essayer de raisonner un bébé bien trop occupé à pleurer pour vous écouter."
Florence Servan Schreiber - Power Patate

  • Faire un moment de relaxation
    Vous pouvez vous aider des contes guidées.

    Ma formation de yoga pour les enfants m'a fait découvrir des relaxations nidra que j'adore faire avec mes enfants, et qu'ils me réclament réguliérement. Laissez vous aller à votre créativité pour guider ce moment de relaxation, le but étant de detendre l'enfant avec féerie. Vous pouvez vous accompagné d'une musique. Lentement, avec une voix douce, invitez votre enfant à rentrer dans la forêt magique:

    "Imagine que tu es dans une forêt magique, et il y a une fée qui réalise tous les rêves, quand elle va te toucher, tu t'endormiras profondément.... Endors-toi (tout en touchant doucement l'enfant) Tu es dans cette forêt, tu peux penser à une personne que tu aimes très très fort (vous pouvez donner des idées à l'enfant), et avec cette personne que tu aimes très très fort, tu imagines que tu fais quelque chose que tu ne peux habituellement pas faire... (laissez le temps à l'enfant) Cela te donne le sourire, beaucoup de plaisir, beaucoup de bonheur en toi..."
    Laissez l'enfant respirer profondément, réver, imaginer... 

 

Malgré tout cela, il n'arrive pas s'endormir. Peut-être à t'il quelque chose qui le bloque au niveau émotionnel. Prenez le temps de l'écouter, d'être près de lui, le laisser parler, décharger ce dont il a besoin...

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18 décembre 2014

TU ES MECHANT!

Il vous tape, mord, ou encore il a des paroles dures du style « Je ne t'aime plus » ou pour les plus grand « Tu es con . Ce comportement est inacceptable, vous ne pouvez pas tolérer ceci et rester sans réaction, vous le sermonnez et vous lui dites « Tu es méchant ! »

DU COTE DES PARENTS
On vous attaque et automatiquement les réactions au stress s'enclenchent dans votre cerveau: attaque, fuite, inhibition. C'est donc la même réaction quand votre enfant vous tape, vous mord, vous insulte...
Peut-être même que cela réveille des mémoires passées, des situations similaires que vous avez pu vivre plus jeune. Votre enfant vous insulte, vous dit que vous êtes bête par exemple, peut-être avez-vous entendu ces mots durant votre scolarité et cela vous touche et réactive ces moments difficiles. D'où l'importance de prendre soin de son histoire personnelle, comme nous avons pu le voir dans l'article d'hier.

DU COTE DES ENFANTS
Un enfant petit ne fait pas ce geste dans le but de faire mal, il expérimente ou encore teste ses pouvoirs. Parfois les enfants vers 2 ans tapent ou mordent dans le but de repousser "l'obstacle", la personne qui gêne, tout cela sans méchanceté également.

Et parfois, ces gestes sont fait avec une vraie volonté de provoquer. Que se passe t'il?
Soit il cherche à avoir votre attention, ou bien il a été spectateur ou acteur de ce type d'évènement et il a besoin d'aide pour décharger ce qu'il a vécu.

L'ECOUTE DES EMOTIONS
"Tu sembles en colère" "Tu as l'air contrarié"... En formulant ce qui se cache derrière ce geste, l'enfant se sentira compris, entendu. Il se sentira alors apaisé.
Le contact l'aidera également à se calmer. S'il le souhaite vous pouvez le prendre dans les bras ou tout au moins poser une main sur lui ou bien le regarder dans les yeux avec un regard aimant.
Dans ce moment d'écoute, nous apportons compréhension et attention sans rapport de force.

« Quand je donne une conférence sur les émotions des enfants et que j'invite les parents à écouter les enfants, il y a souvent une personne dans la salle qui s'insurge « mais on ne peut pas tolérer n'importe quoi ! » Comme si les mots écouter et tolérer allaient de pair. Écouter les besoins des enfants reviendrait à tolérer tous leurs comportements, tous leurs excès. C'est exactement le contraire. L'écoute tend davantage vers la tolérance 0. Tolérer un comportement, revient à ne pas l'écouter et donc à ne pas y répondre ! L'intention du comportement n'est pas entendue. Développer la tolérance au sens de modifier nos seuils sensoriels, oui. Mais stop à la tolérance qui n'écoute pas les besoins. » Isabelle Filliozat – Les autres et moi

PROVOQUER L'ATTENTION
L'enfant a le droit d'être en colère, et il n'a pas le droit de s'exprimer de manière violente. Les émotions sont acceptables, le comportement ne l'est pas toujours. "Cela me fait mal quand on me mord"
Derrière ce comportement, l'enfant cherche à provoquer l'attention, à montrer qu'il existe et qu'il a besoin de nous. On pourrait traduire ce geste par "papa, maman, j'ai besoin de toi, prends du temps avec moi".
L'enfant cherche donc à avoir des moments privilégiés avec ses parents, il a son réservoir affectif probablement vide, et il a besoin qu'on le remplisse.
Jeux de société, jeux de chahut, moments  de danse, moments en tête à tête, massages... rempliront son réservoir et l'aidera à s'apaiser.

"Nous focalisons sur son comportement qui nous inquiète ou nous contrarie au point que nous ne pensons plus à recourir au jeu pour solutionner le problème."
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi?

DECHARGE DES MOMENTS VECUS
Rejouer la scène permet de surmonter un incident traumatique. Il a vu un copain se faire taper, il a été traité de "con"... Ces scènes l'ont profondément touché, il ressent une intense tension à l'intérieur de son corps, et cherche à évacuer ces moments difficiles.

"La fillette ne joue pas au docteur pour s'amuser (ce qui n'empêche pas qu'elle s'amuse) mais dans un but précis: revivre l'épisode pénible en laissant cette fois libre cours aux émotions de peur - probablement par le rire. Voilà pourquoi les enfants jouent à ce type de jeux encore et encore sans jamais se lasser."
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi?

Dans une nouvelle autorité sans punition ni fessée, Catherine Dumonteil Kremer explique que sa fille avait subi la "période morsure" d'un autre bambin, et quelques jours plus tard, malgré sa "surveillance rapprochée", parce qu'elle savait que ça allait arriver, sa fille a mordu un autre enfant. 
Dans ce cas là, elle recommande d'expliquer de nouveau à l'enfant que les morsures font mal, écouter l'enfant "Montre moi, oh elle t'a fait mal", et s'excuser et se consacrer également aux sentiments des parents 

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Grace à la compréhension et à l'affection, l'enfant se sentira en confiance. Il apprend, il imite et au fil du temps les colères vont diminuer. 

« Plus le parent est dur, rigide, non compréhensif, plus l'enfant ressent de la colère contre le parent. Il peut devenir réellement agressif. Il va faire subir aux autres ce qu'il a subi, c'est-à-dire les dominer, les soumettre par la force, l'humiliation. La provocation devient sa manière d'être et sa façon d'attirer l'attention et l'affection du parent. »
Catherine Gueguen – Pour une enfance heureuse

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17 décembre 2014

TU LA VOIS CELLE LA?

Des comportements que nous ne pouvons plus supporter, un sentiment d'impuissance, nous n'en pouvons plus et nous avons besoin que cette situation cesse... « Tu la vois celle-là ? »

Dans l'article « Tu l'as bien mérité celle-là »  nous avons pu voir ce qui se passe en nous et pourquoi nous explosons à certains moments, alors qu'un même comportement a un autre moment sera mieux géré, ce qui signifie que le problème ne vient pas de notre enfant, mais de nous.

Nous avons pu voir aussi dans les différents articles, que dans son comportement, notre enfant a besoin que nous l'écoutions, d'être accompagné dans ses émotions, de remplir son réservoir. 

Vous avez été nombreux à me dire que vous compreniez tout cela, mais qu'il était difficile de sortir de vos automatismes, de ces réactions de stress et vous contrôler pour ne pas dire ces phrases.
Quelles sont les facteurs qui nous empêchent de sortir de nos automatismes ?

LA FATIGUE
600 heures de sommeil perdues la premiere année pour une mère, des nuits hachées, un coucher tard et un réveil tôt, gérer le quotidien... La fatigue est le grand fléau des parents.  

"La fatigue est le pire ennemi des parents. Elle nous déconnecte totalement de nos enfants. Elle nous fait agir à partir de nos blessures passées et non à partir de nos compétences relationnelles. Nous fonctionnons alors en mode automatique. C'est dans ces moments là que la violence surgit."
Catherine Dumonteil Kremer - Une nouvelle autorité sans punition ni fessée


Que faire?
2
0 minutes de méditation équivaut à 2h de sommeil profond. La méditation vous permettra de vous ressourcer et palier au manque de sommeil. 
Souvent on a pu me dire « Mais je ne sais pas comment faire ? »
En effet, nous avons comme image le Bouddha et nous pensons que la méditation est un art.
Pourtant la méditation peut-être très simple. Commencez par vous concentrer sur votre respiration . J'inspire, l'air qui rentre – J'expire, l'air qui sort. Vous pouvez poser une main sur votre ventre, et sentir le ventre qui gonfle à l'inspiration, et se dégonfle à l'expiration. Prenez ainsi quelques minutes pour vous, pour vous consacrer à cette respiration. Les bienfaits se feront sentir très rapidement : moins de fatigue, plus de patience, du mieux-être... Et à force de pratiquer, vous allez pouvoir vous reconnecter à votre respiration rapidement. Et quand vous sentirez les prémices de la colère arriver, vous pourrez ainsi rapidement prendre une respiration lente et profonde.

Pour vous aider à mettre la méditation dans votre quotidien, je vous recommande vivement de suivre le programme gratuit de maman zen.

" Les parents ont des vies si remplies qu'il pourrait sembler impossible de trouver un endroit tranquille pour méditer même peu de temps. Mais malgré le nombre d'enfants et de responsabilités que nous avons, il y a toujours dans notre agenda de la place pour méditer; il suffit de faire preuve d'imagination pour trouver où et quand. Les parents méditent dans de curieux endroits à de curieux moments: sur un coussin dans leur chambre au réveil, assis à la table de la cuisine pendant que les enfants font la sieste, dans les embouteillages ou dans les chambres d'hôpitaux et les maisons de retraite. Nous saissions le peu de temps disponible, partout où nous le pouvons, chaque fois que nous le pouvons. Nous méditons assis, en marchant, couchés, afin de pouvoir déployer dans notre quotidien la pleine conscience développé durant la méditation formelle. Ce n'est pas facile, mais nous pouvons trouver des créneaux horaires."
Susan Kaiser Greenland - Un coeur tranquille et sage

L'ISOLEMENT
Beaucoup de parents se retrouvent seuls, face à leurs questionnements.

"Savoir que l’autre comprend ce que vous vivez est l’un des avantages les plus marquants de ce type d’amitié. Aussi n’hésitez pas à aller à la rencontre d’autres mères et à engager le dialogue honnête sur votre vécu de maman. Échangez sur vos difficultés communes, vos doutes et vos émotions."
Violaine Guéritault - La fatigue émotionnelle et physique des mères

Être entourés d'autres parents permet de comprendre que ce que nous vivons est normal, qu'il s'agit du développement de l'enfant. Nous pouvons aussi partager nos peines, nos inquiétudes entre parents, qui pourront alors nous apporter du soutien.  
Il existe de nombreuses associations regroupant les parents, je vous encourage vivement à prendre contact avec l'une d'entre elles. 

GARDER SES EMOTIONS
Quand les enfants sont en proie à leurs émotions, nous prenons le temps de les écouter, d'accompagner lors de leurs décharges et crises de rage.

De notre côté, nous avons tendance à garder, à contenir, et à force les couches d'oignons s'accumulent et notre bombe intérieure va finir par exploser, d'où la colère.
Il va donc être nécessaire de décharger nos émotions pour pouvoir accueillir celles de nos enfants.

Lors de ma formation d'accompagnante, j'ai découvert le principe de co-écoute, dont Lawrence Cohen parle parfaitement bien dans son livre "Qui veut jouer avec moi?" Pour ma part, j'attends chaque semaine, ces moments de co-écoute téléphonique. 30 minutes chacune à parler et écouter. Cela me fait beaucoup de bien, je me sens légère après une co-écoute

'Notre tour est venu! Il est temps aussi pour nous que quelqu'un nous écoute, c'est à dire remplisse notre réservoir, pour que nous puissions remplir celui de nos enfants en jouant avec eux  comme ils le souhaitent."
Lawrence Cohen -  Qui veut jouer avec moi?

La manière la plus simple de remplir: trouver quelqu'un qui nous écoute (votre conjoint, un autre parent, un ami, un thérapeute...) Quelqu'un qui vous prête une oreille attentive, respectueuse, sans nous donner de directives, sans jugemen, qui ne renonce pas à nous écouter parce que nous fondons en larmes, éclatons de rire ou nous mettons à trembler de peur ou de rage.

Il faudra peut être habituer vos confidents à ne pas vous interrompre, ni vous dire ce que vous devez ressentir ou penser.
Rassurez vous, des tas des personnes seront ravis de vous écouter, si vous proposez la réciprocité: parler-écouter chacun votre tour.
Un tour de cinq minute au téléphone par exemple, ou plus... de manière équitable au niveau du temps.

Parler en toute confiance, en toute franchise, et en respectant la confidentialité. Libérer des émotions. C'est ainsi que nous pouvons décharger, nous réparer, remplir notre réservoir et nous recentrer. Alors qui sera votre écoutant?


L'ENVIRONNEMENT - LES CYCLES

Les phases de la lune et les saisons ont une incidence sur notre humeur. Nous sommes à l'approche du solsice d'hiver, une période importante: moins de lumière, la nature qui se repose, qui va dans la terre... Notre état intérieur est semblable à la nature. Visualisez de la lumière, de la  chaleur pour ainsi vous ressourcer. 

Les cycles féminins sont aussi très intenses, et suivant la période du cycle nous pouvons être pleine d'energie, ou bien le besoin d'être seule. 

Prendre connaissance permettra de trouver des solutions qui vous conviennent, d'anticiper ces périodes difficiles. 


L'HISTOIRE PERSONNELLE

Je suis certaine qu'il vous est déjà arrivé de dire "On dirait ma mére". Quoi de plus normal, notre cerveau garde tout en mémoire. Notre histoire personnelle, notre éducation, ce qui nous a été transmis ont une place importante dans notre vie présente. 
C'est pourquoi, il peut être parfois difficile d'avancer sur le chemin de la parentalité, car nous avons des automatismes ancrés depuis bien longtemps. 
Vous vous dites que vous souhaitez faire différemment de vos parents, cependant il sera important de faire un travail sur soi-même pour prendre conscience de ces automatismes et "nettoyer" tout ce que notre cerveau a emmagasiné

 

En prenant conscience de toutes ces difficultés, nous ne pouvons qu'être plus tolérants quand il nous arrive de déraper et  moins jugeant face aux parents qui crient ou tapent. 
Chaque parent a son propre chemin, et nous ne débutons pas tous au même point de départ, c'est pourquoi parfois pour notre conjoint le chemin de la parentalité est plus difficile. 
Chacun avance à son rythme, avec des moments plus ou moins faciles. Croyez en vous, si vous êtes ici, et que vous avez lu cet article c'est que vous êtes déjà sur le chemin, et que vous avez fait le plus grand pas: prendre conscience. 
Bon chemin 

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16 décembre 2014

TU NE VIENS PAS?... MOI, JE M'EN VAIS!

Il ne veut pas partir de chez son ami, il s'allonge par terre et ne veux pas avancer. Vous n'en pouvez plus de l'attendre et vous espérez une réaction de sa part en lui faisant croire que vous partez.
Mais pourquoi réagit-il de cette manière? 

EFFET DU STRESS
Nous avons pu voir depuis ces derniers jours les effets du stress sur notre corps. En effet, sous l'effet du stress, nous perdons contrôle de notre corps, soit tout rigide, tendu, ou bien tout mou. 
Quand il se traîne par terre, vous essayez de le relever et son corps est tout mou. Vous pouvez penser qu'il le fait exprès, et cela peut fortement vous agacer.
Cependant, il est simplement sous stress, avec des hormones dans tout le corps, des émotions qui débordent et qu'il tente d'évacuer. 

"JE M'EN VAIS!"
Nous pouvons le menacer de partir par honte, sous l'effet du regard des autres, ou encore la peur de déranger, et également par épuisement.
En le laissant seul, nous pensons à nous et non pas à lui. Nous le laissons seul face à ses émotions, et dans cette ambiance de peur. "Papa et maman vont me laisser tout seul!"

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JE FAIS QUOI?
Comme nous avons pu le voir pour les "caprices" ou encore dans l'article "Tu n'es jamais content", il convient seulement d'accueillir ses émotions, d'être présent prés de lui et l'accompagner dans cette décharge.

Certains parents m'ont partagé le fait que leur enfant se comportait de cette manière uniquement avec eux, et pas avec la nounou, la mamie... C'est une véritable chance! C'est que votre enfant se sent en sécurité près de vous, sa figure d'attachement. Et en sécurité, il s'autorise à décharger, déverser tout ce qu'il a contenu. 

Il est évident que parfois on se passerait bien de ce privilège tellement c'est épuisant au quotidien.
C'est pourquoi, il est prioritaire de vous occuper de vous, de votre état de stress, de vous calmer pour ainsi accompagner votre enfant.
Dans cet état de colère, nous avons tendance à fuir notre enfant et pourtant le câliner, permettra de décharger de l'ocytocine pour lui et pour vous.  

Tous les jours ne seront pas faciles. Il y a aura des situations plus difficiles, des moments où vous serez moins capables d'accompagner les émotions de votre enfant (journée difficile au travail, maladie, cycle menstruel, changement de saison, lune... tout cela peut avoir des effets importants sur notre humeur). Gardez en mémoire que vous avez fait du mieux possible et qu'il est toujours temps de s'excuser et d'expliquer à votre enfant votre réaction, de parler de vous et de vos besoins. 

15 décembre 2014

ALLEZ, DEPÊCHE-TOI!

Il rêvasse devant son bol de petit déjeuner, il traîne pour mettre ses chaussures... Vous voyez l'heure tourner et la peur d'arriver en retard: "Allez, dépêche-toi!"
Comment sortir de ce stress quotidien? C'est la question du jour...

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DU CÔTE DES PARENTS
Emmener son enfant à l'école (crèche ou nounou), aller au travail... Dès le matin la journée est faite d'impératifs et de contraintes horaires. Il ne faut pas être en retard!
Le soir, même rituel: aller chercher les enfants, bains, devoirs, repas, coucher...

Le temps file à toute vitesse et devant nous, notre enfant traîne. La bombe intérieure grossit rapidement. Nous avons beau répéter que nous allons être en retard, notre enfant ne se presse pas pour autant... La bombe explose: cris, colère, sécrétion d'adrénaline et réaction de stress dans le cerveau.

"Si nous n'avons pas conscience des effets de l'urgence sur la famille, nous courons le risque de vivre dans l'accèlaration perpétuelle, dans l'activité non-stop, et de transmettre ce mode de vie à nos enfants."
Jon Kabat Zinn - A chaque jour ses prodiges

DU CÔTE DES ENFANTS
Adultes, nous sommes dans un rythme effréné. Et dans ce stress que nous subissons, nous avons tendance à "bousculer" notre enfant, à le presser... Nos enfants ne subissent pas les mêmes contraintes. Ils vivent dans le présent et n'ont pas notion de temps.

" Les parents et l'enfant petit ne vivent pas dans le même monde. Leur temporalité est totalement différente. L'enfant jusqu'à 5-6 ans n'a pas la notion de temps. Il vit intensément le présent, il aime prendre son temps, rêvasser, jouer, se raconter des histoires. Il vit aussi dans l'imaginaire et n'a aucunement la notion du devoir. Résultat: se préparer le matin, faire sa toilette, s'habiller, prendre le petit déjeuner lui demandent un certain temps très différent de celui des parents."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

BILAN
Dans cette société où tout va vite, nous sommes soit pressés le matin, fatigués le soir, et nous avons besoin de nous détendre le week-end.
Une étude anglaise à révéler que nous consacrons 36 minutes en moyenne à nos enfants chaque jour, et 2h30 le week-end.

Dans ce stress quotidien à vouloir toujours aller vite, nous pouvons, involontairement, avoir des gestes brusques: l'attraper de façon "brutale" pour le mettre dans la baignoire, le savonner avec des gestes rapides, le sécher le plus vite possible...

COMMENT FAIRE?
Nous faisons des gestes mécaniquement, par automatisme, tout en pensant à la réunion de demain, aux courses à faire, à l'appel à passer.

" Quand vous prenez une douche, vérifiez que vous êtes bien dans la douche. Il se peut que vous soyez déjà en réunion de travail. Peut-être même que la réunion entière est dans la douche avec vous." 
Jon Kabat Zinn

Et si nous prenions le temps pour nous, pour nos enfants et notre famille? Se reconnecter à ses sensations et apprécier chaque instant.

  • Être présent
    Les smartphones nous connectent sans cesse au monde extérieur. A chaque email, notifications sur les messages sociaux, sms... une sonnerie retentit. Un son qui nous attire et nous empêche d'être dans le présent avec notre enfant. Coupez votre téléphone pour être disponible.

  • S'organiser
    L'organisation va vous permettre de dégager du temps pour vous et pour votre famille, d'être également plus reposé, et d'avoir l'esprit léger sans être préoccupé par toutes les tâches que vous avez à faire.
    Durant l'année, j'ai pu partager avec vous de nombreux articles pour s'organiser dans la famille et ainsi vous faciliter le quotidien. Vous pouvez les consulter ici.

  • Installer des rituels
    Il y a les rituels d'organisation, et il y a aussi les rituels bien-être: Par exemple, mardi soir c'est jeux, jeudi c'est massage, et tous les soirs vous pouvez partager les meilleurs moments de votre journée. Des moments de pause qui vous apporteront du bien-être et du bonheur dans votre quotidien. 

  • Renverser la vapeur
    "Dépêche-toi" ne changera rien, si ce n'est créer une ambiance tendue dans votre famille. STOP! Le jeu et l'humour pourront une nouvelle fois vous sortir de moment difficile.
    Les enfants adorent ces histoires imaginaires. Retrouvez votre enfant intérieur, éclatez-vous, inventez des histoires... Que c'est bon de commencer la journée en rire et de bonne humeur. 

"Mettre le réveil un peu plus tôt permet de ne pas bousculer son enfant... Essayez de ralentir le rythme, de rentrer plus tôt le soir quand c'est possible, prendre le temps de câliner son enfant, de lui parler est agréable aussi bien pour les parents que pour lui."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

Témoignages à lire:
Le jour où j'ai cessé de dire dépêche-toi!
Partir fachés

D'autres articles sur ce sujet:
Le stress du matin
L'organisation du soir
 



14 décembre 2014

ARRETE, CALME-TOI!

Il saute sur le canapé, il court partout dans l'appartement, il se traîne par terre dans les magasins... Vous n'en pouvez plus de cette agitation,... "Arrête, calme-toi!" 
Pourquoi nos enfants ont autant d'énergie? Que pouvons nous? 

LA NATURE DES ENFANTS EST DE BOUGER
L'enfant explore le monde avec son corps. Il fait des expériences grâce à toutes les parties de son corps. 
Il s'éclate avec son corps. 

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QUE PASSE T'IL POUR LE PARENT? 
Cependant, ce besoin fondamental de bouger est en conflit avec notre besoin de calme, de repos, de respect... 
Difficile d'avoir un petit zébulon à côté de soi, alors que nous avons besoin de nous reposer un peu après une journée de travail difficile. 
Nous lui demandons de cesser de gesticuler dans tous les sens. Il se peut, alors, qu'il s'arrête, cependant il va garder en lui le besoin de bouger: ses membres qui demandent à s'agiter, ses pieds à sauter, sentir de l'énérgie dans tout le corps, son coeur qui fait boum-boum (comme le coeur de maman quand j'étais dans son ventre)...
Il va contenir tout cela, et à force de contenir la bombe risque d'éxploser en crise, en pleurs... 

COMMENT FAIRE? 
Dans un premier temps, vous pouvez donner de l'information et parler de vous, de votre ressenti " J'ai eu une journée fatiguante au travail, j'aurais besoin de calme". 
Il est fort probable que cela ne soit pas suffisant, car votre enfant a lui aussi des besoins, qu'il n'arrive pas à négliger. 

Vous pouvez, alors, lui proposer un choix "Sois tu restes ici dans le calme, sois tu va danser dans ta chambre" Il a donc la possibilité de gesticuler, et de votre côté votre besoin de calme et de respect  seront entendus. 

Et dans les magasins, comment faire, me diriez-vous? 
L'enfant n'a pas connaissance des codes sociaux, il ne réfléchit pas. Il se reconnecte seulement à ses instincts primaires et fondamentaux. 
Un magasin peut être un super lieu de jeu pour nos enfants, ils peuvent y vivre de formidables aventures à se cacher dans les rayons sous les vêtements, à ramper sur ce sol lisse... Mais voilà, que rapplique encore et encore, le fameux regard de l'autre! 
En donnant de l'information en amont, votre enfant sera capable de savoir ce que vous attendez de lui. Il ne sait pas, il n'est pas capable de deviner, il ne se rappelle pas de tous les codes... 
"Nous allons dans le magasin, j'ai besoin que tu restes près de moi durant tout ce temps, après nous irons faire du vélo au parc. Tu es d'accord?" 

Et malgré toutes ces précautions, votre enfant continue à sauter sur le canapé. Et pourtant vous avez formulé de manière positive, donner de l'information... "Le canapé est fait pour s'asseoir" 
Une amie m'avait partagé son astuce.Son enfant devait lui demander s'il pouvait sauter sur le canapé, ce qui lui permettait parfois de dire "non" quand elle sentait que ça bouillonnait en elle. 

L'enfant avait donc la possibilité, avec l'accord de ses parents de sauter sur le canapé. Elle lui donnait un temps: 2, 5, 10 minutes... 
Bien entendu, j'ai testé cette idée avec mes enfants. Souvent, épuisés, ils s'arrêtaient avant la fin du timer. Ils avaient pu sauter, cela leur avait fait du bien. 

ET SI ON S'ECLATAIT TOUT ENSEMBLE? 
En permettant à votre enfant de bouger, en le laissant libre de ces mouvements, en acceptant ce besoin, votre enfant sera capable de rester immobile. 
Il aura pris plaisir à décharger, à lâcher, à se reconnecter à ses plaisirs fondamentaux, il prendra ainsi plaisir à rester calme et tranquille. 

Il saute, court... "Je vois que tu as envie de bouger"
Vous pouvez lui proposer un jeu de chahut. Les fidèles du blog savent à quel point j'adore le jeu et je vous le recommande vivement. Vous pouvez relire les articles sur ce sujet. 

Vous pouvez aussi lui proposer de danser. 
Cela vous demandera de puiser dans votre reste d'énergie pour vous lancer dans le mouvement, et renverser la vapeur. 
Cependant rapidement vous allez ressentir des effets bénéfiques. Ce moment de danse ou de chahut va répondre au besoin de votre enfant, il va aussi permettre de sécréter de l'ocytocine, l'hormone du bonheur, il va déclencher des rires, il va vous mettre en lien avec votre enfant. Il va recharger son réservoir... et le votre aussi. 
Dansez à la vie, Dansez en famille 
Mettez de la musique transe, electro avec des boum-boum comme le coeur dans le ventre de maman. 
Laissez vous aller, faites les mouvements qui vous font plaisir, qui vous donne le sourire: des balancements, des sauts, ramper par terre... 
Vous allez voir qu'après ce temps de lâcher prise en mouvement, quand tout sera déchargé, votre enfant aura la possibilité de vous accorder un moment de calme. 

 

Testez et vous verrez....
Le son assez fort pour ressentir les vibrations et ensuite lâchez vous...

Bakermat - One Day (Vandaag)

13 décembre 2014

LÂCHER PRISE

Je vous avais promis un billet par jour durant la période de l'Avent, et comme pour le calendrier de l'avent de mes enfants, il y a des moments plus cools. 

Que c'est bon de lâcher prise, 
Que ça fait du bien de prendre du temps pour soi, 
Quel bonheur d'apprécier chaque instant sans contrainte...

Voilà quelques notions qui remplissent mon réservoir, qui me font du bien et me donne le sourire. 
Alors aujourd'hui j'ai simplement envie de vous encourager à partager du bon temps avec vos enfants, de jouer, de sourire, de rigoler, de courir, de vivre pleinement en famille. 

Passez du bon temps ensemble. 

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12 décembre 2014

TU ARRÊTES CE CAPRICE MAINTENANT !

Il ne cesse de crier ou encore se rouler par terre, vous êtes impuissant face à ces situations, vous sentez que ça bouillonne en vous. Il faut que cela cesse rapidement! "Tu arrêtes ce caprice maintenant!"
Qu'est ce qu'un caprice? Que se passe t'il? Comment pouvons nous sortir de ces moments difficiles?

QU'EST CE QU'UN CAPRICE? 
Dans le langage courant, on parle de  "caprice" à partir du moment où l'enfant ne fait ce que l'on veut, et qu'il manifeste violemment son désaccord avec ce qu'on lui demande. Le parent aura du mal à supporter ce comportement et va donc vouloir le faire cesser et imposer à l'enfant de se taire.
Partant de ce fait, le "caprice" serait donc une affirmation à un désaccord. L'enfant exprimerait alors simplement sa frustration.
Vous pouvez relire "C'est pas bientôt fini ce caprice!"

QUE SE PASSE T'IL DU CÔTE DES PARENTS?
Nous avons pu voir dans l'article "C'est rien, c'est rien, ce n'est pas grave" qu'il pouvait être difficile d'accueillir les émotions de nos enfants. Certains comportements peuvent déclencher les automatismes du stress dans notre cerveau. C'est pourquoi cela demande un peu d'énergie pour calmer notre amydgale et être capable d'accompagner son enfant.

Aujourd'hui, vous ne supportez plus les cris de vos enfants, laissez vous le temps d'avancer pas après pas, de comprendre ce qui se passe en vous, en lui, de vous connaître et reconnaître vos émotions.

"Revisiter ce que nous avons vécu avec les adultes, prendre le temps de se sentir, de comprendre ce que nous aurions réellement souhaité vivre ... Ce petit tour dans notre enfance peut aider à y voir plus clair et à faire évolué l'attitude adopté avec notre enfant."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

ET DU CÔTE DES ENFANTS?
Beaucoup de parents se retrouvent démunis face aux démonstrations de frustrations. Quand on formule un "non", il faut s'attendre à ce que l'enfant n'exprime pas un "bon! ça va, c'est pas grave!", mais plutôt des émotions difficiles. La souffrance engendrée sera exprimée par du chagrin puis de la colère. Votre enfant n'est pas content, et il a le droit de l'être.

La première question à se poser est "Qu'est ce qu'il tente de nous dire derrière ce comportement?"
Et pour cela il convient d'écouter son enfant, que son émotion soit reconnue et comprise, et accepter sa colère

"Il suffit de rester proche de son enfant et de l'écouter. Cela n'a l'air de rien, mais c'est parfois excessivement pénible. Ce qui est important c'est que vous restiez avec lui, lorsqu'il est bouleversé. Si vous gardez présent à l'esprit que votre enfant fait un travail de guérison de sa souffrance , il vous sera plus facile de rester à son écoute."
Catherine Dumonteil Kremer - Poser des limites à son enfant

DES BESOINS A COMBLER
Lorsque les batteries sont à plat, votre enfant s'énerve plus vite et s'oppose plus rapidement. Il se lance dans des grosses crises de pleurs ou de colères. Peut être a t'il dépassé ses limites. 
A-t-il faim? Est-il fatigué? Quand nos enfants manquent de sommeil ou quand ils ont faim, il peut y avoir des répercussions sur l'humeur. 
Ce qui est d'ailleurs valable pour nous aussi en tant que parents ;) Combien de fois ai-je été moins patiente à l'approche du repas! Ma faim a altéré mon humeur et une fois ce besoin comblé, j'étais beaucoup plus patiente.
Notre enfant vit les mêmes choses que nous. 

"Un enfant qui a faim peut devenir insupportable, car ce besoin physiologique perturbe son équilibre hormonal."
Margot Sunderland - Un enfant heureux

En parlant d'alimentation, je vous recommande de visionner cette vidéo d'Isabelle Filliozat

Le sucre peut aussi altérer l'humeur d'un enfant et être à l'origine de crise. Un taux de sucre trop important libère adrénaline et cortisole qui risquent d'entraîner anxiété, agitation, agressivité...
Avez-vous remarquer l'energie que peut avoir votre enfant juste après le goûter? 

L'IMMATURITE DU CERVEAU
La fatigue et la faim ne sont pas les seules raisons à ces crises.
Votre enfant avait un désir qui n'a pas été comblé et il exprime sa frustration: continuer le jeu, partir de chez un copain, ne plus regarder les dessins animés...
Il est triste et il a le droit d'exprimer sa tristesse. Nous avons vu qu'il est important d'accompagner les émotions de nos enfants, d'autant plus qu'ils sont encore immature pour les gérer.

"Les parents sont souvent très inquiets face à ces scènes extrêmement bruyantes. Il ne s'agit pas de "caprices", ni de troubles pathologiques du comportement, mais d'une conséquence de l'immaturité du cortex préfrontal et des circuits relayant l'information entre le cortex et le systéme limbique. Le cerveau supérieur n'est pas assez développé pour pouvoir gérer de tels orages émotionnels. Les tout-petits sont très fréquemment assaillis par ces émotions et ces impulsions primitives d'attaque ou de fuite. Il ne sont pas encore capable de prendre du recul, de réfléchir, d'analyser la situation.
Il est fondamental de connaître et de comprendre que ce passage, ce moment de vie ne durera pas si les adultes apaisent l'enfant au lieu de le réprimander plus ou moins violemment, en le menaçant, en criant, en s'énervant, en punissant, en frappant."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

JE FAIS QUOI?
Comme dans de nombreuses situations, votre priorité est de calmer vos réactions au stress pour pouvoir accompagner votre enfant: un câlin pour sécréter de l'ocytocine pour vous et en même temps votre enfant, isolez-vous, respirez, allez boire un verre d'eau, fermez les yeux, tapez des pieds... Déchargez les tensions ou tentez de vous apaiser.
Une fois apaisé, vous aurez la possibilité de vous occuper de votre enfant pour accepter ses pleurs, ses cris, ses mouvements amples...
Pour cela, je vous recommande de lire l'article complet sur les crises de rage

"Un simple "non" va déclencher la colère de votre enfant. Vous lui donnez en fait la possibilité d'évacuer un stress à son rythme profond et rapide comme tout travail émotionnel."
Catherine Dumonteil Kremer - Poser des limites à son enfant

REMPLIR LE RESERVOIR
Pour surmonter ces journées ou bien des moments difficiles votre enfant a besoin de faire le plein. Imaginez-vous faire un trek avec une bouteille d'eau vide, vous n'irez pas très loin! 
C'est pareil pour votre enfant, il a besoin que son réservoir affectif soit rempli, ce qui limitera considérablement les frustrations et les crises. 

 réservoir-affectif

Pour aller plus loin, je vous recommande de visionner une interview d'Isabelle Filliozat sur les "caprices" et le jeu. 

 

J'imagine que vous allez être nombreux à me demander "Mais qui va me remplir mon réservoir, à moi?". Effectivement, pour remplir le réservoir de son enfant, il est primordial que le votre soit remplit. 
C'est un point important que nous prendrons le temps d'aborder tranquillement dans un prochain billet. Avançons lentement, pas après pas. 

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11 décembre 2014

TU LAISSES TOUJOURS TOUT TRAINER

Vous avez passé la journée à nettoyer votre maison et de retour de l'école votre enfant enlève ses chaussures et les laisse traîner en plein milieu de la pièce, pareil pour son manteau. Le ton monte et... "Tu laisses toujours tout traîner"
Que se passe t'il? Comment pouvons nous tenter de sortir de cette situation?

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UN TRAVAIL SANS GRATIFICATION
Vous prenez du temps pour entretenir votre maison, cela vous demande de l'énergie, et lorsque vous voyez que votre travail n'est pas respecté, vous pouvez avoir le sentiment de ne pas être considéré.

"Beaucoup de mères ne se sentent pas appréciées ni remerciées ou félicitées pour les taches maternelles qu’elles accomplissent. Il en résulte non seulement un sentiment d’inutilité et d’incompétence, mais aussi parfois de colère et de ressentiment sur le long terme."
Violaine Guéritault - La fatigue émotionnelle et physique des mères, le burn out maternel

Après la fatigue, le manque de considération est une source importante de stress dans la famille. Tous les êtres humains ont besoin de compliments et nous avons tendance à dire quand ça ne va pas et rarement quand les choses vont bien. Nous avons besoin de savoir et d'entendre  que nous sommes appréciés à notre juste valeur.
Remercier, par exemple "Merci mon amour pour ce bon repas"  tout en accompagnant d'un tendre câlin permettra de recharger le réservoir de nombreux parents fatigués au quotidien. 

QUAND LA COLERE NOUS EMPORTE
Au lieu de nous plaindre, nous pouvons exprimer notre besoin "Je viens de tout ranger dans la maison cela m'a pris beaucoup de temps. J'ai besoin qu'elle reste ordonnée, j'aimerais vraiment que chacun range ses affaires au fur et à mesure. Seriez-vous d'accord pour m'aider?" 

Nous pensons que nous avons pas besoin d'exprimer ce que nous souhaitons, ce dont nous avons besoin, et que l'autre sera capable de deviner. Cette attente augmente le ressentiment et n'améliore pas la relation. A force de contenir, la bombe va finir par exploser sous forme de colère. 
Faire une demande d'aide claire (qui ne sera pas une exigence, car sinon il s'agit d'un rapport de force) permettra à toutes la famille, enfants et conjoints de savoir ce qu'il y à faire et d'aider à l'organisation de la maison avec plaisir.

"La première façon de parler, habituelle, exprime la plainte ou accuse l'autre. Celui-ci alors se ferme ou explose de colère. " Tu te plains tout le temps, j'en ai plus qu'assez. Tu m'accuses sans arrêt!" La relation s'envenime et la situation est bloquée."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

SOYEZ JUSTE
"Tu laisses TOUJOURS tout trainer" ou encore "tu ne ranges JAMAIS rien"
Est ce vrai? 
Là encore nous avons tendance à focaliser sur le négatif et ne voir que cela. 
Il est important de valoriser les efforts de vos enfants, de les encourager, de leur montrer qu'ils sont capables. "Merci d'avoir rangé tes chaussures". Gordon encourage beaucoup ce principe avec le message "je" d'appréciation

Donc est-ce "toujours" ou "jamais" ou seulement 3 fois que vous répéter les consignes? ;) 

ACCOMPAGNER LE RANGEMENT
Je ne vais pas trop développer ce paraphe qui est déjà bien developpé dans deux articles que vous pouvez relire:
Range ta chambre!
C'est quoi ce chantier

DESARMORCER LA SITUATION 
L'humour et le jeu pourront vous aider dans de nombreuses situations. Cela va vous permettre de renverser la vapeur et de sortir de ce moment de tension. 
Au début, vous allez devoir vous forcer car naturellement nous avons des réactions de stress (attaque, fuite ou inhibition), puis vous aurez la capacité dire un "stop" intérieur, de calmer votre montée d'adrénaline pour de l'ocytocine. 

"Si cela vous agace de demander pour la énième fois à votre fille de sortir la poubelle, il pourrait être bon de le lui chanter comme à l'opéra au lieu de rouspéter. Au moins, vous capterez son attention!"
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi? 

Il y a quelques temps une copine me raconte que lorsque son enfant ne range pas ses chaussures, elle leurs parle "Alors les chaussures que faites vous ici? Vous savez bien que vous ne devez pas être rangé là!" 
Suite à son partage, il me tarde qu'une chose... que mes enfants ne rangent pas leurs chaussures pour que je puisse tester! Les coquins m'ont fait patienter quelques jours, parfois j'ai bien cru que j'allais pouvoir tester, mais non ils finissaient par les ranger dans le meuble sans même mon intervention. 
Jusqu'au jour où... (je vous l'accorde, je suis bizarre de vouloir que mes enfants ne rangent pas lol) 
Alors qu'ils sont déjà en train de jouer, les chaussures de Nolan trainent dans le séjour. Je vais enfin pouvoir tester! 
"Alors les chaussures que faites vous là? Allez zou on va dans le placard à chaussures... Oh mince, regarde Nolan, les chaussures ne bougent pas, elles n'arrivent pas à aller dans le placard, tu voudrais bien les aider?" 
Nolan, sourire aux lèvres, est venu, il a pris les chaussures, qu'il a fait marché pour ainsi continuer le jeu, et les a mis dans le placard. 

L'humour m'a aidé de nombreuses fois à sortir de moments difficiles et d'éviter des tensions dans la maison. 

"Comme le rire est la monnaie d'échange des enfants, nous avons tout intérêt à nous dérider. Quand les liens se distendent - ce qui se produit sans arrêt - le jeu reste la ressource la plus efficace pour les resserrer. A nous de nous tenir prêt." 
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi? 

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10 décembre 2014

ARRETE, SINON TU VAS AU COIN

Il y a quelques jours, une de mes très bonnes amies de longue date m'envoie un message:
"Je suppose que le coin ne fait pas partie de l'éducation bienveillante. On a bien essayé de lui expliquer les choses, très calmement mais rien n'y fait, alors je ne sais pas quoi faire. Exemple: les boutons de gaz sont interdits mais il continue à les trafiquer alors qu'on lui a bien expliqué les dangers... bien sur il est petit c'est normal mais je ne peux pas barricader tout l'appart... Alors c'est pas évident!"

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Accumulation de fatigue et épuisement de toujours répéter encore et encore à notre enfant toujours les mêmes chose tout le long de la journée, si nous ne prenons pas un temps pour souffler, pour décharger, notre bombe intérieure va grandir et risque d'exploser en cris, en colère. Impuissant et avec un grand besoin de tranquillité et nous envoyons notre enfant au coin, pensant qu'il finira bien par comprendre

"Quand les parents trouvent le moyen et le temps de prendre soin d'eux-mêmes, sans culpabilité, ils retrouvent la force nécessaire pour prendre également soin de leur enfant, avec plaisir. Sinon consciemment ou inconsciemment, ils en voudront à leur enfant qui en subira les conséquences ."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

EXPÉRIENCES ET EXPLORATIONS
Nos enfants vont de découvertes en découvertes et ceux grâce à tous leurs sens et particulièrement celui du toucher. Ces explorations pourront parfois nous inquiéter car dangereuses (prises, monter sur une table...) ou encore nous énerver car cela demandera du rangement et du nettoyage (nourriture jeter au sol, vider un placard...)

" Un petit enfant est un chercheur, qui agit pour découvrir et tester son environnement. Il est avide d'exploration. Il imite, entre autres, les être humains qui l'entourent, dans le but de connaître leur mode de vie et de se faire accepter par eux. En général les comportements qui nous agacent , nous effraient ou nous mettent en colère - et que nous traitons par conséquence de bêtise - appartiennent à plusieurs catégories: la maladresse, l'exploration, la demande d'attention."
Catherine Dumonteil Kremer - Pour une nouvelle éducation sans punition ni fessée

Du fait de ces nouvelles explorations, l'âge de 2 ans est un âge difficile pour les parents, que l'on a coutume d'appeler le "terrible two". L'enfant explore, tente de nouvelles acquisitions qui ne sont pas toujours faciles, ce qui peut entraîner beaucoup de frustrations.
C'est un âge également où il se différencie et à ses propres choix.
De plus, à cet âge son cerveau n'est pas encore mature pour gérer toutes ses émotions. Submergé par ces émotions et envahi de frustrations, les crises de rage sont nombreuses.
Tout ceci peut être extrêmement pénible pour les parents, et pourtant nécessaire au développement de l'enfant. Je vous recommande à ce sujet de relire l'article "Les 4 étapes de l'autonomie".

JE FAIS QUOI? 
Comme pour l'isolement, le coin ne permettra pas votre enfant de comprendre ce que vous souhaitez, d'autant plus que petit n'est pas capable de retenir les consignes longtemps. Donc ne soyez pas étonné si vous devez répéter tous les jours la même chose, petit à petit il pourra emmagasiner les multiples demandes (Seulement 5 consignes à l'âge de 7 ans)

" Dans notre hâte à punir, nous oublions que la discipline ne vaut que dans la mesure où l'enfant en tire des leçons. Vous rappelez-vous que laisser tomber de la nourriture du haut de sa chaise est un moyen pour un nourrisson de découvrir le principe de la gravité? Nous n'avons aucune raison de réprimander ses premières expériences scientifiques."
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi? 

Vous pouvez tout d'abord, adapter votre environnement: mettre les objets fragiles en hauteur, par exemple. Ou encore, vous pouvez lui laisser un placard dans la cuisine rien que pour lui: il pourra l'ouvrir, le vider, s'amuser avec les récipients... faire des découvertes. 

Ensuite, vous pouvez relire l'article "Fais pas çi, fais pas ça" pour avoir des pistes d'accompagnement de votre enfant. 

  • Identifier notre besoin 
  • Donner de l"information 
  • Donner une consigne positive
  • Agir, si besoin (protéger, déplacer l'enfant...)

Dans le cas précédent, mon amie pourrait, par exemple, mettre une barrière de sécurité pour protéger sa cuisine. 
Si toutefois, c'est impossible parce que votre cuisine est ouverte, vous pouvez arrêter les gestes de votre enfant en disant Stop. 
Quel est votre besoin? besoin de sécurité
"Le gaz est dangereux. Je suis inquiète quand tu touches aux boutons. Tu peux jouer avec ces ustensiles dans le placard" (tout en déplaçant l'enfant)

"Les limites que nous posons nous paraissent évidentes. Elles sont loin de l'être pour le tout-petit, qui n'en saisira le sens que vers quatre ou cinq ans. Alors il nous regarde attentivement pendant qu'il agit... et nous prenons cela pour de l'insolence!"
Isabelle Filliozat - J'ai tout essayé 

Parce que votre enfant n'a pas le sens du danger, qu'il n'a pas la maturité pour garder les consignes en mémoire, cela va vous demander beaucoup d'énergie: répéter encore et encore. 
C'est pourquoi il est absolument primordial de prendre du temps pour vous. 
Vous avez été nombreux à me demander comment faire pour éviter de crier, de sortir de vos gonds...? 
Nous reviendrons largement sur ce sujet. Toutefois, soyez connectés à vos sensations, dès les prémices d'une explosition, dites un "stop" intérieur, faites un gros câlin, respirer lentement.
Soyez indulgent et gardez en mémoire cette citation de Michelle Guez " chaque fois que je me plante, je pousse". 

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09 décembre 2014

MAIS TU NE POUVAIS PAS FAIRE ATTENTION!

Un verre qui se casse ou se renverse, ceci peut arriver à n'importe qui, cependant avec la fatigue et l'entretien de la maison, cela peut rapidement nous faire sortir de nos gonds... "Mais tu ne pouvais pas faire attention!" 

EN ROUTE VERS L'AUTONOMIE
Il nous arrive à tous de renverser des choses, de casser, d'avoir des gestes "maladroits". On a beau être adulte, nos gestes ne sont pas toujours très précis. Alors imaginez des petites mains en plein apprentissage! 

Les enfants apprennent à prendre conscience et à sentir leur corps, à maîtriser leurs gestes. 
Face à ces gestes qui ne sont pas encore sûrs, votre enfant peut ressentir un sentiment d'impuissance, de désarroi.
Nous allons donc l'aider à retrouver une bonne estime de lui. 

"L'enfant est en état d'insécurité intérieure vis-à-vis de ses parents et de lui-même, doute de lui, de ses capacités, il manque d'assurance, devient timide, méfiant, renfermé, n'ose plus s'exprimer, ni entreprendre. Sans confiance, l'enfant craint de ne pas être aimé, il est le "méchant, mauvais, bon à rien", il "s'accroche" alors à ses parents, se colle à eux, en quête de marques d'affection. Il ne peut être autonome, il reste dans la dépendance, dans l'attente d'affection de ses parents." 
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse 

APPRENDRE GRÂCE À SES ERREURS
Alors oui, ça va plus vite de prendre l'éponge, le balai et de nettoyer à la place de notre enfant. Cependant en faisant à sa place, cela ne va pas l'aider à:

  • Maîtriser ses gestes
  • Être responsable
  • Apprendre 

Il risque aussi d'attendre beaucoup des autres, et qu'ils fassent à sa place. 

" Tout pardonner n'éduque pas. Effacer les conséquences empêche l'enfant d'apprendre."
Isabelle Filliozat - J'ai tout essayé 

ACCOMPAGNER SON ENFANT
Votre enfant a fait une "bêtise", ce que nous souhaitons c'est qu'il soit responsable de ses actes et qu'il assume les conséquences. 
Pour cela laissons-lui cette possibilité:

  • En le guidant
  • En lui donnant de l'information 
  • En le laissant faire 

Parfois nos enfants manquent d'information pour arriver à faire les choses par eux-mêmes. Vous pouvez le guider, lui donner quelques indications "Cela peut être difficile de porter un plateau, en le tenant au niveau de ton ventre, cela sera plus simple." 

 

Je me souviens d'une de mes premières lectures autour de l'éducation bienveillante "Parents épanouis, enfants épanouis", dans lequel les auteures nous partagent un nouvel outil qu'elles viennent de découvrir: donner de l'information. 
Elles racontent qu'à la suite d'un verre de lait renversé, elles indiquent à l'enfant où se trouve l'éponge. 
Bien entendu, le lendemain de ma lecture, ce scénario se présente chez moi. J'applique ce nouvel outil et... mon enfant se léve, va chercher l'éponge, et nettoie le lait qu'il a renversé. 

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Réparer leur erreurs aident les enfants à prendre confiance en eux, et cela nous permet de nous soulager pour l'entretien de la maison. 
A chaque âge, sa réparation: apporter le balai, l'éponge, jeter les detritus à la poubelle... A adapter également en fonction de degré d'insécurité (verre cassé par exemple) 

" Pour aider nos enfants à grandir, mieux vaut se concentrer sur les solutions que sur les problémes." 
Isabelle Filliozat - J'ai tout essayé 

08 décembre 2014

SOIS SAGE SINON LE PERE NOEL NE PASSERA PAS

En cette période de fin d'année, les enfants sont impatients d'avoir leurs cadeaux et il se peut qu'ils soient un peu surexcités.
A force de fatigue et de répéter les choses, nous pouvons dire "Sois sage, sinon le père Noël ne passera pas!". A ce qu'il parait, le père Noël apporte des cadeaux qu'aux enfants sages, donc pourquoi pas profiter de l'occasion pour avoir un peu de répit... ou tenter de faire autrement.

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C'EST QUOI ÊTRE SAGE?
Regard de l'autre, peur d'être jugé "mauvais parent" ou encore épuisé par un comportement inadapté de votre enfant, vous demandez à ce qu'il soit sage, c'est à dire à adopter un comportement acceptable, ce qu'il reviendrait à lui demander de nier ses besoins, ses sentiments...

"Pour un enfant l'injonction "Sois sage!" signifie le plus souvent "Fais de ton mieux pour convenir aux adultes et ne pas poser de problème". Un enfant sage se soumet..."
Catherine Dumonteil Kremer - Pour une nouvelle autorité sans punition ni fessée

Vous pouvez relire les billets:
Être sage,un qualificatif positif?
Regardez votre enfant, ne restez pas aveuglé par vos principes

LA MENACE
A bout, vous n'en pouvez plus, vous êtes submergé par les émotions, et vous n'avez pas d'autres solutions que de menacer ou punir...

"Si les punitions éduquaient, il y a belle lurette que l'espèce humaine ne commettrait plus de crimes. 
L'illusion provient aussi du fait que les punitions ont une efficacité sur le court terme, non pas en termes d'éducation, mais de soulagement du punisseur, qui a ainsi le sentiment de reprendre le contrôle de la situation." 
Isabelle Filliozat - J'ai tout essayé 

JE FAIS QUOI?
La menace du père Noël pourrait fonctionner jusqu'au 25 décembre, et après comment allez-vous faire? Une autre menace se mettra en place? Nous allons tenter de sortir de ce systéme et faire autrement.

Tout d'abord, qu'est ce qui se cache derrière votre demande d'être sage? Quel est votre besoin? Votre attente?
Votre enfant manque d'information, et ne sait pas quel comportement adopté.

"Les enfants peuvent également avoir des comportements "difficiles" parce qu'ils n'ont pas l'information nécessaire pour "bien se comporter".
Arnaud Deroo - Porter un regard bien-traitant sur l'enfant et sur soi

Peut être que votre enfant vit quelque chose de difficile à l'école, qu'il a besoin d'être rassuré depuis l'arrivée de sa petite soeur... Ses comportements dits "difficiles" nous disent quelque choses.
Prenez un temps pour lui, pour l'écouter, pour remplir son réservoir (jouer, câliner, bouger...)

"Bien sûr que cela ne tue pas l'enfant comme pour la punition, mais ça effrite l'estime de soi et si les adultes pouvaient l'éviter aux enfants cela ne serait pas mal. Non?"
Arnaud Deroo - Porter un regarde bien-traitant sur l'enfant et sur soi

Sortir des comportements pénibles demandent un peu d'énergie, de puiser vous-même dans votre réservoir. Même si vous allez voir rapidement des résultats, n'oubliez pas de penser à vous, de prendre du temps pour vous: lire quelques pages d'un livre, boire un café au calme, écouter les oiseaux, sortir, échanger entre amis, se balader dans la nature...
Qu'est ce qui vous procure du bonheur, vous rempli d'énergie?
Prenez le temps de lister ces petits moments et de piocher dedans chaque jour pour remplir votre réservoir, être plus patients et moins fatigués, et remplir ainsi le réservoir de vos enfants

07 décembre 2014

TU ME FATIGUES

Avec la fatigue et l'épuisement, il n'est pas toujours facile de répondre aux besoins de nos enfants. Et dans cet état, il peut arriver que nous lancions un "Tu me fatigues" à notre enfant.

Que se passe t'il? Que pouvons nous faire?

DU COTE DES PARENTS
Nuits hachées, travail, gestion du quotidien...La fatigue est l'un des fléaux de nombreux parents et cela met en péril la patience et la capacité à contrôler les réactions au stress.
Une étude a noté que la première année une mère perd 600 heures de sommeil.

DU COTE DES ENFANTS
Les enfants ont certains besoins: écoute, attention, partager ensemble, explorer, bouger, proximité... A ce sujet, je vous recommande de (re)lire le billet besoin ou désir?

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En ne répondant pas aux besoins  votre enfant va adopter un comportement inadapté. Il ne sait pas comment exprimer ce manque et ce besoin de remplir son réservoir. Derrière ce comportement qui "nous fatigue", nous pouvons déchiffrer "papa, maman, j'ai besoin de vous"

"C'est leur façon de signifier "il me manque quelque chose" ou "je vais mal". Il ne savent pas encore nous dire avec des mots: "J'ai besoin de proximité" "J'ai peur quand vous me disputez" "Je n'arrive pas à coordonner mes gestes" ou "Mon corps est en tension"..."
Il me cherche - Isabelle Filliozat

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ALORS JE FAIS QUOI?
Ce comportement vous exaspère, vous n'en pouvez plus, vous êtes fatigués, épuisés. Vous pouvez tout d'abord, parler de vous et exprimer vos besoins, au lieu d'accuser votre enfant. A la place de "TU me fatigues", vous pouvez dire "JE suis fatiguée, j'ai besoin d'un peu de repos, on pourra jouer plus tard." Vous pouvez lui donner une heure "Quand l'aiguille sera en bas" ou encore "quand le timer va sonner."

Jouer, voilà une formidable solution pour remplir le réservoir de votre enfant  et répondre à ces besoins: proximité, partager ensemble, bouger, écoute et attention...
Alors oui! Vous allez me dire que vous êtes extrêmement fatigués et donc dans l'incapacité de jouer avec votre enfant. J'imagine bien que cela va vous demander de l'énergie au début. Il m'arrive régulièrement de vouloir dire "non" quand mes enfants me demandent à faire une bataille de polochons, une bagarre, un jeu de société... et je sais au fond de moi que s'ils me demandent c'est qu'ils en ont réellement besoin, alors malgré ma fatigue, je leur offre ce moment. Et rapidement, mon réservoir se remplit également. Ce temps me détend, me fait rire... me redonne de l'énergie.
En remplissant le réservoir de mes enfants, je remplis le mien.

Je reviendrais durant ces billets de l'avent sur le jeu en famille, en attendant vous pouvez lire d'anciens articles sur ce sujet ici.

"A quand votre dernière séance de jeux ensemble? votre dernier câlin? les derniers moments que vous avez passés en compagnie l'un de l'autre? Quand vous le regardez droit dans les yeux prend-il un air absent? Son réservoir est-il vide? Est ce la raison pour laquelle il fait des siennes? Que lui manque-t-il pour le remplir? Et le vôtre? Pour que le courant passe à nouveau, il faudra peut-être serrer l'enfant contre vous, lui consacrer un peu de temps, jouer avec lui à la bagarre, lui donner à goûter ou lui parler."
Lawrence Cohen - Qui veut jouer avec moi?

06 décembre 2014

C'EST RIEN, C'EST RIEN, CE N'EST PAS GRAVE!

Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour vos retours positifs suite à chacune de mes publications de ce calendrier de l'Avent. Je suis profondément heureuse que chacun de ces billets puisse vous aider dans votre quotidien, à avoir une nouveau regard sur votre enfant, et vous aide à comprendre certaines de vos réactions automatiques.

 

Nos enfants peuvent être de petits cascadeurs ou explorateurs et parfois il arrive que badaboum par terre. Il est peut être difficile pour nous parents de les entendre pleurer, de les voir mal et nous souhaitons les soulager au plus vite "c'est rien, c'est rien, ce n'est pas grave!"

Que se passe t'il? Comment pouvons-nous accompagner nos enfants?

DU COTE DES PARENTS
Cela peut être une véritable torture d'entendre son enfant pleurer. Les pleurs sont associés à la douleur et à la tristesse.
Peut-être que cela vous reconnecte à votre enfance et à vos propres émotions. Vos pleurs et vos douleurs n'ont peut-être pas été accueillis et vous vous sentez impuissants lors de ces moments. Quel était l'attitude de vos parents face à vos larmes?

Nous sommes naturellement bienveillants, et capables de prendre soin de l'autre. Cependant, cela n'est pas facile pour tous. 
En effet, nos récepteurs à ocytocine (les zones de "je prends soin de) sont plus actifs si nous avons reçu de l'attachement dont nous avions besoin enfant.
Pour les parents qui ont reçu moins d'attachement ce sont les réactions de stress qui vont s'enclencher (attaque, fuite, inhibition).
Rassurez-vous, il est possible de déprogrammer tout cela, de calmer les réactions de stress.

Soyez donc indulgent avec vous, car votre histoire personnelle a une place importante dans votre rôle de parents. Votre cerveau garde beaucoup d'automatismes en mémoire et c'est pourquoi il est difficile de modifier vos réactions.
Vous allez avancer pas après pas, vous reconnecter à vos ressentis d'enfants, et vos sensations durant des moments de crises et vous allez pouvoir dire STOP, et retrouver vos réactions bienveillantes dont vous êtes dotés naturellement.

DU COTE DE VOTRE ENFANT
Votre enfant tombe, se cogne, trébuche... Il va se mettre à pleurer.
Que se passe t'il?
Il s'agit simplement du processus émotionnel

PROCESSUS-EMOTIONNEL

Décharger fait partie du processus et permet à l'individu de se soulager: larmes, bâillement, tremblement, transpiration, rire
Dans quand votre enfant se fait mal, il va se mettre à pleurer et après il ira mieux = Choc, pleurs, bien être

ALORS JE FAIS QUOI?
Il est important d'écouter les pleurs de son enfant, l'empêcher de pleurer revient à l'empêcher d'être triste ou de souffrir. Nous entravons alors le processus de guérison, et de la douleur s'accumule.

L'écoute va permettre d'aider et d'accompagner nos enfants dans cette décharge émotionnelle.

En écoutant les émotions, vous ne jugez pas, vous accueillez le sentiment de l'enfant. Il se sent reconnu et il sait qu'il a le droit de ressentir toutes ses émotions et les exprimer. Quand un enfant tombe, ce n'est pas rien. Il a peut être eu mal ou peur. Il est important que ces sentiments soient accueillis.

« Aucun ressenti intime exprimé par quiconque n'est contestable en soi. » Jacque Salomé – Heureux qui communique

Pour écouter les pleurs de votre enfant, il faudra peut-etre calmer votre amygdale (vos réactions au stress). 20 secondes de contact physique permet de décharger de l'ocytocine.
Câliner votre enfant, le prendre par la main, poser une main sur lui, ou tout simplement le regarder avec tendresse et amour s'il n'est pas prêt à être câliner.
Cela va l'aider à durant sa décharge, et vous aidera aussi. Ce câlin fera du bien à tous. Le toucher a un grand pouvoir.

Votre enfant va décharger en sécurité, il va pleurer. Vous pouvez l'accompagner en exprimant ce qu'il ressent "Je vois que tu as mal" "Tu as le droit de pleurer"...
La tristesse s'évapore. On récupère. C'est encore plus vrai quand on pleure en présence de quelqu'un d'affectueux et d'emphatique.

 

enfant-qui-tombe



05 décembre 2014

DIS BONJOUR A LA DAME

Les enfants peuvent avoir beaucoup de difficultés à dire bonjour, à faire des bisous, et cela peut évidement nous mettre mal à l'aise, peur d'être juger, d'être qualifié de "mauvais parents".
Mais que se passe t'il réellement? Pourquoi doit-on "se battre" pour que nos enfants disent bonjour à la voisine, nos invités...? Est-ce que notre enfant est timide parce qu'il ne dit pas bonjour?

BONJOUR
Dire bonjour est culturellement très important, cela nous met en lien avec l'autre, c'est aussi une marque de politesse. Nous souhaitons inculquer ces marques de politesse à nos enfants, c'est pourquoi nous leur demandons de dire bonjour. 
Et quand on y refléchit bien"Dis bonjour à la dame" est pourtant en totale contradiction avec la recommandation de ne pas parler aux inconnus. 
Nos enfants sont encore petits pour faire la différence entre les inconnus, les "n'importe qui" et les personnes qui ne connaissent pas encore.

  "Les enfants ne disent pas spontanément bonjour aux personnes qu'ils ne connaissent pas. Vous non plus, d'ailleurs. Vous ne dites pas bonjour à chaque personne en entrant dans le métro ou dans un restaurant parce que vous n'avez pas de lien, pas de projet avec ces personnes."
Isabelle Filliozat - Les autres et moi

"MON ENFANT EST TIMIDE, IL LUI FAUT DU TEMPS"
Il est difficile pour votre enfant d'entrer en lien avec les autres, de dire "bonjour". Face au regard de l'autre, cette sensation de jugement posé sur nous, il peut nous arriver de justifier en disant qu'il est timide ou bien qu'il lui faut du temps.

Votre enfant n'est pas timide, ces paroles risqueraient même de lui poser cette étiquette, et de le rendre timide. Les étiquettes, nous en avons déjà parlé dans le billet "Etre "sage", un qualificatif positif?"

" Inutile de stresser les enfants en leur demandant de faire ce que nous ne ferions pas. Plutôt que de les rendre timides en leur apposant  une étiquette, notre rôle consiste à les éduquer à la relation. Leur montrer comment on regarde d'abord dans les yeux pour mesurer la disponibilité de l'autre, dans quelle intention on dit bonjour. C'est notre propre malaise qui nous conduit à dire " Il est un peu timide"."
Isabelle Filliozat - Les autres et moi

ALORS? JE FAIS QUOI?
En intégrant votre enfant dans la relation, en le mettant en lien avec l'autre, il se sentira en sécurité et pourra dire bonjour.

"Nous pouvons aider notre enfant à exister en tant que personne en nous adressant à lui: "Bastien , je te présente Thérèse, c'est notre voisine, elle habite dans l'immeuble d'en face. Tu peux lui dire bonjour quand tu la croises ou quand tu la rencontres comme aujourd'hui." Vous devriez au moins obtenir un sourire ou un regard, et le bonjour se déclenchera dès la prochaine rencontre."
Isabelle Filliozat - Les autres et moi

Après ce type de présentation de l'autre personne, votre enfant se sentira intégré dans la relation, et considéré en tant que personne et non pas objet.

Rappelons nous également que nos enfants apprennent par mimétisme et à force de nous voir, ils apprennent qu'il est d'usage de dire bonjour à la boulangerie, aux voisins...

Pour aller plus loin:
Les enfants ne sont pas des distributeurs à bisous

dis-bonjour-à-la-dame

 

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04 décembre 2014

VA TE CALMER DANS TA CHAMBRE

Face à un comportement où vous vous sentez impuissant, les réactions de stress sont activées (sécrétion d'adrénaline, et réaction d'attaque, de fuite ou d'inhibition).
Excédé, vous pouvez avoir des réactions automatiques et envoyer votre enfant se calmer dans sa chambre.
Voyons un peu ce qui se passe.

DU COTE DES PARENTS
Une situation ou un comportement ne vous convient pas, nous avons donc vu que vos réactions au stress s'activent. Votre enfant n'est pas insupportable, votre enfant n'est pas difficile... vous êtes sous stress..."JE suis sous stress".

  • Qu'est ce qui vous insupporte, vous dérange?
  • Quel est votre besoin insatisfait qui vous met tant en colère? Besoin de respect, de calme, de reconnaissance, de repos...

"Vivre avec un tout-petit, à un âge où "être raisonnable" n'existe pas encore, peut être éprouvant et demande une patience renouvelée quotidiennement. Il deviendra "raisonnable" progressivement, avec encore des moments de fortes turbulences vers 3-4 ans pour accéder à une phase beaucoup plus stable émotionnellement à partir de 5,6 ou 7 ans, le fameux "âge de raison".
Savoir être calme, réconfortant dans ces moments-là peut être difficile pour un certain nombre de parents. Si l'on n'y parvient pas, cela peut s'apprendre. Des groupes de paroles de parents peuvent soutenir et aider à trouver les manières d'être qui conviennent à leur enfant."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

DU COTE DE VOTRE ENFANT
Votre enfant n'est pas difficile, c'est son comportement qui est difficile.
Que peut-il se passer? Pourquoi est-il comme cela?

  • Le manque d'information
    Parfois nous ne prenons pas le temps de donner de l'information à nos enfants, ils peuvent se trouver face à des situations délicates. Prenez le temps d'informer votre enfant, de décrire des situations, d'anticiper des évènements...
  • Il vit des moments difficiles
    Vous êtes la figure d'attachement de votre enfant, sa base de sécurité. En confiance prés de vous, il va oser se libérer, décharger, exprimer ses émotions, ses ressentis.
    Pour aller plus loin "Non, votre enfant n'est pas difficile!"


" Envoyer l'enfant se calmer dans sa chambre quand il est traversé par des émotions pénibles est ressenti comme un rejet. Dans une famille, empêcher l'expression d'émotions négatives, des doutes, des angoisses, des colères n'instaure pas un climat de confiance, de compréhension. Une partie très importante de l'enfant ne sera pas entendue. Souvent à l'adolescence, parfois plus tôt, face à des questions ou des choix importants, il ne se confiera pas à ses parents, il cherchera refuge et compréhension ailleurs."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

 

JE FAIS QUOI?
Il est très difficile de rester calme face à un comportement dérangeant, cependant la priorité est de calmer votre réaction de stress pour pouvoir accompagner votre enfant.

CALMER-STRESS


Cela va probablement vous demander un peu d'énergie au début pour réactiver les recepteurs à ocytocine, puis cela deviendra de plus en plus automatique.

petage-de-plomb

Il est important de rester en lien avec votre enfant. L'envoyer dans sa chambre, le laisser seul avec cette accumulation d'émotions ne lui permettra pas d'être en confiance, d'être apaisé, d'apprendre à gérer ses émotions.
Cette solution peut fonctionner dans l'instant, cependant dans le temps, il sera incapable de gérer ses colères, angoisses et crises de rage, et son comportement dit "difficile" ne changera pas tant que son réservoir ne sera pas rempli. (Nous reparlerons du réservoir d'ici quelques jours)

Vous avez besoin de calme, d'être seul, de tranquillité, de lutter contre ces pulsions et tensions dans votre corps? Au lieu de l'isoler, isolez-vous! Dites-lui tout simplement "Je suis très en colère, je risque de crier très fort, je préfère m'isoler quelques temps pour me calmer et que je puisse prendre du temps avec toi."  

crier-chambre

 

ll n'est pas facile de chasser les automatismes, les habitudes, les méthodes ancrées depuis notre enfance. Dans un état d'impuissance (de stress), tous ces automatismes ressurgissent.
Soyez indulgents avec vous-même, avancez pas après pas.
Vous avez crié? Vous lui avez dit d'aller dans sa chambre? Rassurez-vous, rien n'est figé. Prenez le temps de lui expliquer "J'ai crié, tu as dû avoir peur, peut-être même que tu t'es dit que je ne t'aimais plus. Cela n'a rien à voir avec toi."
Vous pouvez lui expliquer cette réaction de stress, votre enfance, ce qui se passe dans le cerveau. Vous pouvez lui montrer cette vidéo qui est claire, et avancer ainsi pas à pas avec votre enfant.

 

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03 décembre 2014

TU SORTIRAS DE TABLE QUAND TU AURAS FINI TON ASSIETTE

La nourriture et les repas sont des sujets délicats.

L'alimentation est bien entendu notre carburant principal, et c'est pourquoi les repas sont souvent sources de stress.
Cela peut être inquiétant de constater que notre enfant ne mange pas beaucoup, qu'il boude les repas à table, pousse son assiette, ou encore affirme "J'aime pas ça!" ou bien "J'ai plus faim".

Nous souhaitons que nos enfants mangent de la nourriture saine et équilibrée: 5 fruits et légumes par jour, manger des produits laitiers c'est bon pour les os, ou encore la soupe ça fait grandir (j'avais envie de la placer celle-là!).

Et dans cet état de stress, il peut nous arriver de dire: "Tu sortiras de table quand tu auras fini ton assiette!", ou bien "Allez, il te reste deux petits morceaux, fini ton assiette!" ou encore "Tu termines ton assiette, et ensuite tu auras un dessert"

LA PRESSION DE L'ALIMENTATION
Depuis que nos enfants sont bébés, nous entendons de nombreuses recommandations pour nourrir nos enfants : de la grand mère aux professionnels de santé, tous nous conseillent de donner tel aliment ou encore en quelle quantité.  

Cette pression est d'autant plus importante que le poids de nos enfants est suivi lors de chacune des visites chez le pédiatre qui vérifie où se trouve notre enfant sur la courbe de poids.
Dessous, en plein dedans, dessus, cette courbe peut est très stressante et ajoute une pression supplémentaire à nos exigences de nourrir sainement notre enfant.

L'ECOUTE DES BESOINS
Un nourrisson sait exprimer quand il a faim. Il sait reconnaître ses sensations.
L'enfant grandissant sait toujours exprimer ce qu'il ressent, ses sensations de faim, son besoin de se nourrir. Cependant en occident, nous avons pour habitude de manger à heures fixes, 4 repas par jour : petit déjeuner, déjeuner, goûter, dîner.
Toute la famille se met à table, ensemble et en même temps, que l'on ait faim ou pas.
Dans ces habitudes, il est difficile de se connecter à ses propres sensations.

ALORS JE FAIS QUOI?  
Faites confiance à votre enfant qui mieux que lui sait s'il a faim ou pas (ce qui lui permettra en tant qu'adulte d'être connecté à ses sensations).
Je sais que ce n'est pas facile de lâcher prise sur l'alimentation, alors faites à votre rythme. Ne vous forcez pas à faire quelque chose si vous n'êtes pas encore convaincu. Pour cela, vous pouvez vous reconnecter à vous, à vos propres sensations:

  • Avez-vous faim?
  • Avez-vous soif? Il arrive souvent que nous prenons notre sensation de soif pour de la faim, commencez par un verre d'eau et observez si vous avez encore cette sensation
  • Avez-vous faim au moment de passer à table?
  • Arrêtez-vous de manger quand vous ressentez l'effet de satiété? ...

Il est vrai qu'au quotidien, il n'est pas toujours facile de manger quand on en ressent le besoin (rythme du quotidien, école, cantine...). Vous pouvez lâcher prise le week-end ou encore pendant les vacances.

"Essayez de ne pas être trop conventionnel avec la nourriture. Les enfants peuvent se nourrir de restes froids s'ils n'ont pas faim aux heures de repas. Dans le fond, il suffit de les appeler au moment où vous vous mettez à table et de leur proposer, s'ils n'ont pas envie de manger à ce moment-là, de laisser leur part à disposition. C'est finalement très pratique."
Catherine Dumonteil Kremer - Une nouvelle autorité sans punition, ni fessée

 Les repas peuvent être de véritable source de plaisir, de découvertes des saveurs. Prenez le temps de savourer chaque bouchée en famille, de faire découvrir les plaisirs gustatifs à votre enfant et d'apprécier les repas.

" A l'école, il mange de tout! Oui, voir les autres manger avec plaisir l'incite à l'imitation. A la maison aussi, mangeons avec plaisir, c'est contagieux!"
Isabelle Filliozat - Il me cherche

fini-assiette

 

02 décembre 2014

TU N'ES JAMAIS CONTENT

Un après-midi entre amis, de nombreux tours de manége... 
Fin de journée, votre enfant exprime son mécontentement, il voudrait prolonger l'après-midi, avoir encore plus de tour de manège...
Vous avez pris plaisir à ce que votre enfant passe une bonne journée et il pleure, il veut encore et encore. J'imagine que vous êtes déçu qu'il râle et dans ce sentiment d'impuissance face au comportement de votre enfant, il peut vous arriver de dire "Tu n'es jamais content!"

QUE SE PASSE T'IL POUR NOTRE ENFANT?
Une bien belle journée que votre enfant a passé. Il a dû ressentir beaucoup de joie.

joie

ALORS JE FAIS QUOI?
Votre enfant n'a pas encore le cerveau mature pour gérer ses émotions. Ce n'est pas de la mauvaise volonté, il ne peut pas. Il a passé une excellente journée et toutes ces émotions contenues demandent à être décharger.

"L'enfant petit n'est pas encore capable de comprendre réellement ce qui se passe en lui, ni de le nommer. Il n'a pas encore les capacités pour réaliser et mettre des mots sur ses émotions et sentiments. Il ne peut calmer son amygdale. Quand l'adulte propose des mots et lui demande s'il est d'accord avec ceux-ci, il l'aide à prendre conscience de ce qu'il vit: "As-tu peur? Te sens-tu en colère? Est-ce bien cela?" Et l'enfant confirme ou non son ressenti.
Si l'adulte adopte ce langage avec l'enfant, celui-ci fera de même en grandissant et exprimera de mieux en mieux ses ressentis. Il acquerra alors une intelligence émotionnelle indispensable pour réguler ses émotions et créer des relations harmonieuses avec les autres."
Catherine Gueguen - Pour une enfance heureuse

  • Exprimer ce qu'il ressent "Tu l'air triste que la journée se termine, c'est bien ça?"
  • Accompagner sa décharge émotionnelle, ses pleurs "Tu as le droit de pleurer, je suis là près de toi, je comprends ta peine."
  • Être près de lui, une main posée sur lui, un câlin: pour libérer l'ocytocine et calmer l'amygdale.

 

Votre enfant est en sécurité prés de vous car vous êtes sa figure d'attachement. Il va s'autoriser à décharger et lâcher les tensions contenues. Cela va probablement vous demander de prendre du recul et d'aller au delà de votre déception, et de comprendre que votre enfant n'est pas déçu, seulement qu'il a passé une merveilleuse journée, et qu'il exprime tout cela dans son comportement.

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01 décembre 2014

TU L'AS BIEN MERITE, CELLE LA!

 

Nous débutons la période de l'avent, et cette année j'ai souhaité vous accompagner durant ces 24 jours pour vous aider à vous apporter une meilleure relation familiale et ainsi débuter l'année 2015 avec une belle énergie.

"Dans les moments de crise avec vos enfants, vous pouvez apprendre, évoluer dans votre rôle de parent, dans votre vie.
Voyez ces moments non comme des épreuves, des échecs mais comme des leçons."
Arnaud Deroo - Porter un regard bien traitant sur l'enfant et sur soi.

J'ai souhaité me consacrer à des phrases que nous avons pu entendre en tant qu'enfant, et/ou que nous avons pu prononcer en tant que parents, et peut-être même que vous prononcez toujours.
Ces affirmations pourront peut être vous toucher, faire écho à votre histoire... je vous demanderai de bien vouloir abandonner la culpabilité.
Mon seul objectif est de vous aider à porter un regard positif et bienveillant votre enfant, à vous aider dans vos relations, et contribuer à un bien-être familial.

Soyez indulgent avec vous même, tout ne se fera pas du jour au lendemain. Avancez pas après pas, et faites vous confiance.

 

Certains comportements de nos enfants peuvent être difficiles à accepter et à gérer en tant que parents. Vous ressentez une certaine tension physique et il peut arriver que votre main parte et votre parole avec... "TU L'AS BIEN MÉRITÉ, CELLE-LA!"

QUE SE PASSE T'IL EN MOI?
Les journées peuvent parfois être intenses. Nos enfants sont pleins d'énergie avec un besoin intense de bouger, ce qui n'est parfois pas en adéquation avec nos propres besoins (repos, reconnaissance, aide...).
Il nous arrive de garder tout cela, et à la moindre frustration, sans crier gare, on explose. Voilà ce que ça donne:

 

schéma-colére

Autrement dit, à l'intérieur de moi, je contiens ma "bombe"  qui ne cesse de grossir jusqu'à exploser sous forme de cris, colère, voire gifles ou fessées.

colére-bombe

MAIS POURQUOI J'EXPLOSE?
Le comportement de notre enfant déclenche une réaction de stress. Nous allons ressentir des tensions dans le corps, crispation des mâchoires; membres tendus... et libérer des hormones, l'adrénaline.

réaction-de-stress

ET ENSUITE?
Tout se passe au niveau du cerveau. L'amydgale secrète de l'adrénaline, et déclenche trois réactions:

cerveau

Notez que des actions peuvent s'enchaîner, on peut se figer, puis attaquer, par exemple.

 "TU L'AS BIEN MÉRITÉ, CELLE-LA"
C'est notre réaction au stress (accumulation, fatigue, histoire personnelle...) qui va déclencher l'adrénaline et la réaction d'attaque, probablement une tape, une fessée, une gifle et ainsi exprimer "tu l'as bien mérité, celle-là".

"Si menaces, gifles ou fessées stoppent les crises de l'enfant, ce n'est pas parce qu'il est "calmé". Il est juste figé, dans l'inhibition de l'action. Et le stress est toujours là, ce qui explique qu'il recommence peu aprés."
Isabelle Filliozat - Il me cherche

ALORS, JE FAIS QUOI?
Tout d'abord, vous venez de comprendre ce qui se passe en vous. C'est une grande étape de prendre conscience de ses sensations physiques et de les ressentir, à ce moment là vous pourrez calmer votre cerveau, et ainsi trouver une solution plus éducative, bienveillante et respectueuse pour accompagner votre enfant.

Nous verrons au fil des jours, les outils pour calmer nos réactions au stress, en attendant, prenez conscience de ce qui se passe en vous, et nommez vos sensations "je me sens..." "Je ressens..." au fil de votre bombe qui grossit pour éviter que celle-ci explose.
Cela aidera votre enfant à savoir que vous êtes proche de la colère et l'aidera également à exprimer quand il sent lui aussi la colère monter en lui.

 

tu-l'as-bien-mérité-celle-l

 

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28 novembre 2014

JEUX D'EQUILIBRE

Nous sommes très friands des jeux d'équilibre. Ils permettent de mettre en lien toutes les générations, petits et grands, autour d'un jeu. Nous adorons Villa Paletti que nous sortons lors de nombreuses occasions.

Et lors du passage de Joàn de la Brigade du jeu, nous avons découvert d'autres jeux d'équilibre fabriqués en France que nous avons bien aimé. 

DINGO DISC
Au début de la partie tous les joueurs ont le même nombre de pions, plus ou moins lourds. Le but est de les poser sur le disque qui tient en équilibre. Les deux dés nous indiquerons où poser nos pions: un dé pour le nombre, un dé pour la couleur. 

Quel suspens de voir le disque qui se penche d'un côté, puis de l'autre, puis retrouve son équilibre. Dans ce jeu, pas de badaboum... juste quelques pions qui glissent du disque.

Un jeu très simple et très agréable composé de belles pièces en bois. A découvrir ici

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PONT DE SINGE
Autre jeu d'équilibre, le traditionnel "Pont de singe".
J'ai offert ce jeu à Noël l'année dernière. Et je peux vous dire que c'est un réel bonheur de sentir cette bonne odeur de bois tout en jouant.
Un jeu à la base facile, qui peut se compliquer avec ses 3 niveaux de difficultés.
Là encore un magnifique jeu d'ambiance qui réunira toutes les générations d'autant plus qu'il est coopératif.

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TASSO
Et pour clôturer cet article sur les jeux d'équilibre, j'ai très envie de vous parler de "Tasso". Un formidable jeu qui réunit adresse et stratégie. 
60 bâtonnets à répartir équitablement. Celui qui pose tous ces bâtonnets a gagné. Et c'est là qu'intervient la tactique: si je pose un bâtonnet sur deux bâtonnets libres je peux rejouer (mais un bâtonnet ne peut supporter qu'un seul bâtonnet), mais attention à ne pas tout faire tomber au risque d'avoir une pénalité. 

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De formidables jeux d'ambiances dont certains viendront rejoindre nos jeux et ainsi nous faire passer du bons temps en famille et durant les fêtes de Noël. 

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