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Ensemble naturellement
13 octobre 2015

IL Y A 2 SEMAINES...

C'est avec un GRAND BONHEUR que je vous annonce la naissance de notre petit lutin. Il est né le 1er octobre dans la douceur de notre maison. 

J'ai choisi de vous partager le récit de mon accouchement.
D'une part, je trouve que les récits d'accouchement sont très nourrissants pour les futurs parents. On entend souvent le pire concernant les accouchements, et rarement quand tout se passe bien.
Et pourtant! Partager le récit de son accouchement et ses ressentis pourront, à mon sens, aider de nombreuses mères à comprendre, accepter et accompagner les expressions de leur corps durant la naissance de leur bébé. 
Pour ma part, ces échanges ont toujours été très bénéfiques. Ils m'ont aidé à me rassurer sur ce qui se passer à chaque étape de l'arrivée de mon bébé. 

D'autre part, je souhaite partager ce récit, car il y a quelques jours j'ai entendu une petite fille de 9 ans dire "Je ne veux pas grandir, je ne veux pas accoucher". J'étais très triste pour elle. Triste, également, de constater que de générations en générations, on nous transmet une image de l'accouchement dans la souffrance, les cris et la peur (il suffit de regarder les émissions de type "Baby boom"!) 
Il me semble important d'informer les femmes et les jeunes filles sur le processus d'accouchement. Lors des préparations à l'accouchement en milieu médical, les sages-femmes passent plus de temps à aborder le côté médical (pose de la péridurale, cathéter, monitoring...) plutôt que le côté physiologie de l'accouchement. 
A quoi sert une contraction? Que se passe t'il dans notre corps durant la dilatation?... Des tas de questions auxquelles je n'avais aucune explication, moi même, lors de ma première grossesse. 

 


Nous sommes mercredi 30 septembre, ces derniers jours j'étais fatiguée par le "faux travail", démoralisée de voir le terme s'approcher et bébé pas encore dans mes bras. Mon amie et doula m'a conseillé de "Lâcher prise" et de profiter de ces derniers jours: rire, prendre soin de moi...  Programme que j'ai appliqué et qui m'a fait beaucoup de bien. 

Le froid commence à s'installer et je crains d'être en manque de pyjamas chauds. Je profite de l'activité de mon aîné pour aller acheter des pyjamas avec Hugo qui est ravi de choisir des vêtements pour son petit frère. 

Après l'activité sportive, nous ne traînons pas trop dehors, j'ai besoin de rentrer chez nous. 
Durant les devoirs des garçons, je commence à me sentir "bizarre", je suis incapable de mettre des mots sur ce ressenti, cependant il me rappelle l'état dans lequel j'étais juste avant la naissance de Hugo. 
Je sens également mon corps qui travaille et je me berce sur le ballon tout en faisant les devoirs de lecture de Hugo. 

Puis, je passe en cuisine pour préparer le repas du soir. Je prépare des fajitas. J'adore ce plat mexicain. J'aime le préparer et le déguster. 
Cependant, à l'heure du repas, je me sens barbouillée et je préfère ne pas manger ce plat épicé, je vais me contenter de légumes uniquement. 

Comme tous les soirs depuis quelques jours, je sens mon corps qui travaille. Je me dis que ma séance "faux travail" va commencer. Or, ce soir là etait différent des autres jours. Je sentais des modifications au niveau de mon bassin. Ca travaille, et a un nouvel endroit. 

Nous couchons les garçons. Ils tardent à s'endormir (peut-être sentent-ils quelque chose), enfin 21h00, c'est le calme chez nous. 
Je décide d'aller me coucher vers 21h30... au cas où (comme j'ai pu le faire les soirs précédents)
A peine installée dans le lit, j'entends un bruit, comme un crac. Un bruit que je reconnais, j'avais entendu ce même crac juste avant de rompre la poche pour Hugo. 
A peine, j'ai le temps de sortir de sortir du lit que je sens du liquide couler entre mes jambes. Je file aux toilettes. Pas de doute, j'ai fissuré la poche!

Je vais voir mon chéri. Je suis à la fois émue et tremblante... "C'est pour ce soir, je viens de fissurer la poche"
J'appelle ma sage femme pour qu'elle se tienne prête. 
J'envoie également un message à mes amies, qui ont été là durant ma grossesse et lors de mon blessing way (je n'ai même pas eu le temps de vous en parler). Elles vont allumer leur bougie, m'apporter de l'energie positive par leurs belles pensées. 

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Je sens tout doucement les contractions arriver. Je décide de me faire couler un bain. Je prépare tranquillement la salle de bains, et là je perds une grosse quantité des eaux. Pas de doute, c'est bien pour ce soir!
3 bougies vont m'accompagner dans la salle de bains (chacune représente mes 3 fils), de la musique douce, et une pierre de lune qu'une de mes amies m'a offerte lors de mon blessing way. J'ai la pierre dans la main, son contact dans mes mains me fait du bien, elle m'aide à me reconnecter à mes amies. Je pense à elles, je ressens leur énergie, leur pensée, leur bienveillance. Si elle savaient à quel point à elles m'apportent beaucoup à ce moment là. 

Je suis dans l'eau chaude, je me détends, je respire. 
J'ai du mal à réaliser. Je suis à la fois sereine et en même temps, j'ai très peur que le travail soit long et douloureux. 
Les contractions s'installent. Elles deviennent régulières, toutes les 5 minutes. Je sens la vague monter et redescendre doucement. 
Je sens également mon bassin s'ouvrir, s'élargir et mon bébé qui change de position descend durant la contraction puis remonte doucement. C'est une sensation assez intense et incroyable. Je n'ai pas du tout ressenti cela pour mes aînés. 
Je suis heureuse à chaque contraction, je sais qu'elle me rapproche de mon bébé. Je les accompagne par la respiration et également en leur souhaitant la bienvenue et je les remercie pour le travail accomplit. 

Mon mari est très bienveillant avec moi, il vient me voir régulièrement pour savoir si j'ai besoin de quelque chose. 
Notre sage femme arrive vers 23h00. Elle vérifie que bébé supporte bien les contractions, elle reste là près de moi, dans la salle de bains, pendant quelques temps, pour voir si tout se passe bien pour moi, puis elle me laisse tranquillement. 

Je décide de sortir du bain vers minuit. Je ressens toujours mon bassin qui s'ouvre et je me étriquée, à l'étroit dans la baignoire. 
Je me réjouis déjà d'aller me bercer sur mon ballon. Il m'a tellement aidé durant la grossesse pour soulager mes maux de dos, un véritable allié qui devrait encore m'aider pour quelques heures. 
J'arrive dans le séjour, éclairé par la lampe de sel, et  je dit à mon mari et ma sage femme que bébé ne sera pas de septembre. 

Je m'installe à quatre pattes, les bras sur le ballon. Mais quelle horreur! Je ne suis pas bien. Durant la contractions, ces douleurs dans le bassin sont insupportables.
Je tente assisse sur le ballon, c'est pareil. 
J'accompagne les contractions par du son, mais impossible de trouver une position qui pourrait me soulager, je souffre. Mes sons lors des contractions sont plus intenses, ma sage femme viendra contrôler avec son doppler si bébé ne souffre pas trop. Tout va bien pour lui. 
Je demande à ma sage femme si j'en ai pour longtemps, et elle me dit qu'il est encore haut. A ces mots, j'angoisse à l'intérieur de moi. Avec cette intensité, je ne vais jamais y arriver. Et puis je fatigue terriblement, j'ai envie de dormir. 
Je n'en peux plus, les contractions sont intenses. 
Ma sage femme vient alors me masser le dos... Whaou quel soulagement, ça me fait tellement de bien. Mon mari me masse également. Je sens cette bienveillance et sérénité autour de moi, cela m'apaise. 

Puis, je dis à ma sage femme que j'ai l'impression de sentir sa tête entre mes jambes. J'enlève ma culotte. (je me souviens alors des reportages que j'ai pu regarder, et d'une sage femme qui disait que lorsque la maman enlève sa culotte c'est que bébé est là). 
Mais où j'en suis? Ai-je passer le cap de la dilatation à 7? (celle où on perd pied, où on a envie de mourir et après les contractions sont moins fortes pour laisser place à l'expulsion de bébé)
Je lui demande de vérifier, j'ai besoin de savoir. 
Elle me fera un touché, le seul de mon accouchement! 
Il est 1h, je suis à 8. 
Ouf, je suis soulagée. Ces contractions intenses étaient le signe d'un bon travail, bébé n'est plus trop loin, j'ai passer le plus dur, je vais y arriver. 

Je demande à mon mari de me faire couler un bain. J'ai besoin d'eau chaude pour me soulager, même si les douleurs s'apaisent un peu. 
Je vais dans le bain. J'ai envie de pousser. Ma sage femme me dit que mon bébé est là, que je dois lâcher le laisser descendre. 
Je pousse des cris, c'est un moment assez animal, sauvage. Les cris viennent du fond de la gorge, ils sont rauques. Ils m'aident à sortir mon bébé. Je le sens, il est là. En quelques poussées, il est près de moi. Mes cris sauvages s'arrêtent subitement et laissent place à ses pleurs. Il est là contre moi, il me regarde. Il est tellement beau, paisible, la peau lisse et rose. 
Whaou, j'ai réussi, on a réussi. 

Tao est né à 1h30, 4h seulement après avoir rompu la poche. 
Les garçons dorment, ils ont à priori rien entendu de la naissance de leur frère. 

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La sage femme reste avec nous jusqu'à 3h30, puis nous allons nous coucher. Impossible pour moi de dormir. Tao reste sur moi toute notre petite nuit. Je suis sur un nuage. Je pense au réveil et à l'annonce de la naissance de leur petit frère aux garçons. Il me tarde tellement. 
7h15, nous allons réveiller les garçons, j'ai l'impression d'être un matin de Noël et de leur dire que le père Noël est passé. 
Nolan nous dit "Je sais, je sais, bébé est né". Mon lutin, nous a entendu, et m'a laissé faire le travail tranquillement. Je lui ai demandé s'il avait eu peur "Non, maman, j'étais content de savoir que mon petit frère était né". Il a même allumé sa lumière pour vérifier à quelle heure il est arrivé. Il nous a confirmé qu'il était bien 1h30. 
La rencontre a été magique. Hugo a trouvé Tao petit, et Nolan l'a trouvé très beau. 


Nous voilà à 5, la famille est au complet après cette naissance sereine. 

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