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Ensemble naturellement
6 décembre 2014

C'EST RIEN, C'EST RIEN, CE N'EST PAS GRAVE!

Tout d'abord, je tenais à vous remercier pour vos retours positifs suite à chacune de mes publications de ce calendrier de l'Avent. Je suis profondément heureuse que chacun de ces billets puisse vous aider dans votre quotidien, à avoir une nouveau regard sur votre enfant, et vous aide à comprendre certaines de vos réactions automatiques.

 

Nos enfants peuvent être de petits cascadeurs ou explorateurs et parfois il arrive que badaboum par terre. Il est peut être difficile pour nous parents de les entendre pleurer, de les voir mal et nous souhaitons les soulager au plus vite "c'est rien, c'est rien, ce n'est pas grave!"

Que se passe t'il? Comment pouvons-nous accompagner nos enfants?

DU COTE DES PARENTS
Cela peut être une véritable torture d'entendre son enfant pleurer. Les pleurs sont associés à la douleur et à la tristesse.
Peut-être que cela vous reconnecte à votre enfance et à vos propres émotions. Vos pleurs et vos douleurs n'ont peut-être pas été accueillis et vous vous sentez impuissants lors de ces moments. Quel était l'attitude de vos parents face à vos larmes?

Nous sommes naturellement bienveillants, et capables de prendre soin de l'autre. Cependant, cela n'est pas facile pour tous. 
En effet, nos récepteurs à ocytocine (les zones de "je prends soin de) sont plus actifs si nous avons reçu de l'attachement dont nous avions besoin enfant.
Pour les parents qui ont reçu moins d'attachement ce sont les réactions de stress qui vont s'enclencher (attaque, fuite, inhibition).
Rassurez-vous, il est possible de déprogrammer tout cela, de calmer les réactions de stress.

Soyez donc indulgent avec vous, car votre histoire personnelle a une place importante dans votre rôle de parents. Votre cerveau garde beaucoup d'automatismes en mémoire et c'est pourquoi il est difficile de modifier vos réactions.
Vous allez avancer pas après pas, vous reconnecter à vos ressentis d'enfants, et vos sensations durant des moments de crises et vous allez pouvoir dire STOP, et retrouver vos réactions bienveillantes dont vous êtes dotés naturellement.

DU COTE DE VOTRE ENFANT
Votre enfant tombe, se cogne, trébuche... Il va se mettre à pleurer.
Que se passe t'il?
Il s'agit simplement du processus émotionnel

PROCESSUS-EMOTIONNEL

Décharger fait partie du processus et permet à l'individu de se soulager: larmes, bâillement, tremblement, transpiration, rire
Dans quand votre enfant se fait mal, il va se mettre à pleurer et après il ira mieux = Choc, pleurs, bien être

ALORS JE FAIS QUOI?
Il est important d'écouter les pleurs de son enfant, l'empêcher de pleurer revient à l'empêcher d'être triste ou de souffrir. Nous entravons alors le processus de guérison, et de la douleur s'accumule.

L'écoute va permettre d'aider et d'accompagner nos enfants dans cette décharge émotionnelle.

En écoutant les émotions, vous ne jugez pas, vous accueillez le sentiment de l'enfant. Il se sent reconnu et il sait qu'il a le droit de ressentir toutes ses émotions et les exprimer. Quand un enfant tombe, ce n'est pas rien. Il a peut être eu mal ou peur. Il est important que ces sentiments soient accueillis.

« Aucun ressenti intime exprimé par quiconque n'est contestable en soi. » Jacque Salomé – Heureux qui communique

Pour écouter les pleurs de votre enfant, il faudra peut-etre calmer votre amygdale (vos réactions au stress). 20 secondes de contact physique permet de décharger de l'ocytocine.
Câliner votre enfant, le prendre par la main, poser une main sur lui, ou tout simplement le regarder avec tendresse et amour s'il n'est pas prêt à être câliner.
Cela va l'aider à durant sa décharge, et vous aidera aussi. Ce câlin fera du bien à tous. Le toucher a un grand pouvoir.

Votre enfant va décharger en sécurité, il va pleurer. Vous pouvez l'accompagner en exprimant ce qu'il ressent "Je vois que tu as mal" "Tu as le droit de pleurer"...
La tristesse s'évapore. On récupère. C'est encore plus vrai quand on pleure en présence de quelqu'un d'affectueux et d'emphatique.

 

enfant-qui-tombe



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Commentaires
A
Article tres interessant qui mérite qu'on s'y penche un peu plus dessus.<br /> <br /> Armand
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O
oretdiamands.canalblog.com: Je suis heureuse d'avoir vu vos écrit. Et trouve tous cela intéressant. Les enfants et les parents en ont besoin. Bye!
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S
Votre article est très intéressant, comme toujours. Celui-ci m'interpelle particulièrement parce que je me retrouve dans la situation que vous décrivez très bien dans le paragraphe "du côté des parents". Je suis heureuse de lire qu'il est possible de désamorcer ce mécanisme, et j'aimerais savoir comment ?<br /> <br /> <br /> <br /> Merci beaucoup.
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J
Minimiser la douleur peut aussi s'accompagner d'un contact affectif. Et le contrôle de la douleur et de la peine fait aussi partie de l'apprentissage. Ce n'est pas seulement nier la douleur , fabriquer des frustrés des "refoulés de leur sentiment". Il y a différentes façon de décharger ses sentiments. Nous ne fabriquons pas des insensibles honteux, tout dépend encore de notre manière d'être de notre culture et de notre histoire personnelle. Ensuite ce n'est pas parce que nous arrêtons ni dire "ce n'est rien" à nos enfants que nous allons les mettre dans le "bon confort psychologique (giste)" et que nous allons apprendre à mieux nous connaître et analyser nos propres mécanismes... Un peu culpabilisant je trouve.
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G
Article interessant.<br /> <br /> j'avais etudié ça en psychologie.<br /> <br /> ce sont des drivers que l'on donne a des enfants, celui que tu presentes et le " soit fort " c'est un des pire que l'enfant peut entendre, a forte dose et a long terme, l'enfant pense qu'il ne doit pas montrer de sentiment tout ça, tout ca ^^<br /> <br /> c'etait super interessant comme court.<br /> <br /> <br /> <br /> il y a aussi les drivers " soit beau " soit parfait" et d'autres que j'ai oublié.<br /> <br /> bise
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